Les Parisiens du Stade Française se sont imposés (23-27) sur la pelouse de Paris La Défense Arena, dimanche 5 mai dernier. En gagnant ce derby, les joueurs Parisiens remontent à la huitième place et peuvent encore espérer disputer la phase finale. Ceux-ci, privés de nombre de leurs cadres, ont tout de même réussi à sauver les pots cassés dans un match très attendu.

À l’issue du derby perdu face au Stade Français, le talonneur ciel et blanc Dimitri Szarzewski confiait sa déception et remettait en cause l’état d’esprit de son équipe. Entré en cours de match à la place de Camille Chat, il a fait le point sur la situation de son club, toujours sixième à deux journées de la fin. « On avait beaucoup parlé avant le match de Pau. On est encore passé complètement à côté ce soir (le 5 mai, Ndlr), alors que c’était un match capital, un derby et un dernier match à l’Arena (en cas de barrage à domicile, le Racing devra jouer à Colombes, Ndlr) » commente-t-il.

Et d’ajouter : « On se laisse tout simplement trop bien vivre. On le voit : sur le terrain, on manque parfois un peu d’agressivité comparé aux autres équipes. Le Stade Français avait plus faim que nous. Au rugby, quand on n’a pas envie de se faire mal et d’avancer généralement, on passe à côté du match ».

Tout avait très bien commencé dans ce derby francilien pour les Parisiens, dans le sillage de leur centre international Gaël Fickou profitant d’un espace créé plein champ sur une relance pour s’infiltrer et marquer le premier essai dès la 4e minute. Mais, patiemment, les ciel et blanc, solides en conquête, allaient rattraper leur retard grâce à une action de Leone Nakarawa derrière une mêlée conquérante (17e).

C’est d’ailleurs eux qui prennent l’avantage juste avant la pause avec une interception de Louis Dupichot (40e, 17-10) sur 80 m. Dominé territorialement sur de longues séquences de passes latérales, le Racing 92 s’en sortait bien et augmentait son avance à la reprise grâce à un but de pénalité de Maxime Machenaud (49e, 20-10), nouvellement entré.

Mais à la suite d’un plaquage dangereux sur Nicolas Sanchez, Bernard Le Roux écopait d’un carton jaune (53e), et le Stade Français profita de la supériorité numérique pour hériter d’un essai de pénalité (54e, 20-17) pour relancer le suspense. C’est ce moment que choisit le derby pour basculer dans le camp parisien avec l’essai du remplaçant Melikidze (57e), suivi d’un drop de Morné Steyn (70e) qui tous deux ont relancé le Stade Français vers un rêve de phase finale.

Le Racing 92, descendu de la cinquième à la sixième place va devoir batailler jusqu’au bout, désormais menacé par Montpellier et son rival parisien. Ce quatrième revers à domicile des Racingmen est une véritable contre-performance, et ce malgré des opportunités. Il y a eu un manque de réalisme, des maladresses dans le dernier geste et une indiscipline finalement fatale, et ce malgré une bonne mêlée.

Laurent Travers, manager du Racing 92 : « Rien n’est fini pour nous, commente-t-il. La performance défensive du Stade français est à souligner. Sur les phases de ruck, les Parisiens nous ont dominés, on a également souffert dans les duels aériens. En gros, nous n’avons jamais su renverser cette pression, jamais pu enchaîner les temps de jeu. Maintenant, rien n’est fini pour nous : je vous rappelle que ce qui est important, c’est d’être dans les six premiers à la vingt-sixième journée ».

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